Shukishi et Tomi, un couple âgé, décident de se rendre à Tokyo pour voir leurs deux enfants se marier. Ils n'y trouvent qu'indifférence, ingratitude et égoïsme... « A travers l’évolution des parents et des enfants j’ai décrit comment le système familial japonais a commencé à se désintégrer. C’est l’un de mes films les plus mélodramatique. » « L'homme que je veux exprimer est un homme qui se dirige toujours vers le soleil et qui s'approche pas à pas de la clarté. » Yasujiro Ozu En réaction au réalisme qui a envahi le cinéma japonais de cette époque, Ozu alors en pleine rédaction du scénario de Voyage à Tôkyô fera cette élèbre déclaration à un journaliste : « Tout le monde sait que la merde pue. Il n'est donc pas nécessaire d'expliquer au gens quelque chose qu'ils savent déjà – que la merde, ça pue – en leur faisant payer en plus ! Je pense que le temps est venu de mettre un couvercle sur les choses qui puent. » De cette époque date aussi une autre déclaration mémorable, la « déclaration du marchand de tôfu » qui connaîtra de nombreuses variations dans les entretiens ultérieurs : « Mettons que je sois un fabricant de tôfu. Vous me demandez ce que je vais faire la prochaine fois. Que voulez-vous que je vous réponde sinon que je ne pourrai pas faire quelque chose qui ne soit pas en rapport avec ce que je fabrique, c'est-à-dire le tôfu : je ferai peut-être du tôfu frit dans l'huile ou bien une salade au tôfu. En tout cas, ne vous attendez pas à ce que je vous fasse du porc pâné! »
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